mardi 28 juillet 2009

Desperate Housewives of Seattle



From a recent article in Le Figaro on Seattle:
Mon «I Phone» en poche (pourrais-je vraiment vivre sans lui ?), je découvre Seattle : la cité n'a ni la puissante beauté de Vancouver, au Canada, ni le cosmopolitisme de Melbourne, en Australie, mais ressemble, par son côté «culturellement correct», à Göteborg, en Suède. Ses banlieues aplaties autour des sièges sociaux luxueux des groupes «high-tech» sont autant de jardins magnifiques, ou des milliers de «desperate housewives» tentent de positiver leurs existences, derrière les volants de leurs cabriolets de sport. Pendant qu'elles déjeunent avec d'autres femmes stressées par l'ennui dans les restaurants à la mode, leurs époux désertent des bureaux paysagers pour se détendre sur les terrains de football ou de rugby. On travaille ensemble et l'on joue ensemble. Il faut démontrer que l'on a toujours le feu sacré, c'est-à-dire l'esprit d'équipe et le goût de la compétition. Le soir, si l'on veut être fou, on va au restaurant «Crabpot» de Kirkland, où l'on vous revêt d'une bavette avant de déverser un chariot de crustacés sur votre table.
Seattle est tellement contemporaine, bien sous tous rapports, qu'elle sue l'ennui et l'angoisse existentielle. Un ami psychanalyste me confie sa bonne fortune : de nombreux cadres japonais travaillant ici finissent sur son divan, lessivés par tant de perfection.

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